UNE MEME OBSERVATION...

 

C’est au début des années 80 que des chercheurs américains se sont penchés sur l’intérêt de la langue des signes pour des bébés.

En effet, Joseph Garcia, étudiant en thèse, non-sourd fit le constat suivant : les enfants entendants de ses amis déficients auditifs commençaient à communiquer en langue des signes à partir de l’âge de 9 mois. Cette observation conjuguée à son expérience d’interprète en langue des signes américaine inspira le sujet de sa thèse universitaire en 1986. Le programme de diffusion de l’ASL (American Sign Language) auprès des bébés vit le jour sous le nom de programme sign2me

De même, au cours de cette période, en Californie, deux chercheurs – Linda Acredolo et Susan Goodwyn arrivent à la même conclusion quant au développement précoce des capacités cognitives chez les bébés signeurs.                                                         

C’est la naissance du programme baby signs

 

2 APPROCHES

Le courant de pensée Sign2me de J. Garcia

Ce programme est fondé sur l’apprentissage d’une langue des signes conventionnelle (ASL pour les Etats Unis, LSF pour la France) et fédératrice en termes pédagogiques.

L’étude d’une langue des signes conventionnelle présente selon le programme Sign2me de multiples avantages :

• Permettre aux enfants, aux familles, aux personnels de santé et de la petite enfance, de communiquer en utilisant les mêmes codes.

• La langue des signes conventionnelle est plus facile à mémoriser. En effet, en moyenne les enfants retiennent de 20 à 50 signes avant l’acquisition du langage parlé. Ces quelques signes sont faciles à mémoriser et ne requièrent pas d’expérience particulière antérieure en langue des signes.

• Enfin, la langue des signes est très répandue de part le monde, les signes peuvent donc s’exporter avec, certes, quelques variations géographiques, tels les accents.

Pour en savoir plus : http://sign2me.com/index.php

Le courant de pensée Baby signs développé par Linda Acredolo et Susan Goodwyn.

Ce programme Baby signs s’est également inspiré de la langue des signes américaine (ASL) mais en y ajoutant la notion de simplification de signes afin de permettre :

• Une meilleure correspondance entre signes/morphologie du bébé.

• Une certaine créativité chez les parents et leurs enfants par l’invention de nouveaux signes en fonction de ce que l’enfant parvient à faire ou invente.

Baby sign reste une méthode d'apprentissage (voir "La méthode Baby sign" traduite en français aux éditions courrier du livre) qui ne convient pas à l'éthique et à la vision déontologique de Signes2mains.

Pour en savoir plus : http://www.babysigns.ca/francais/information.htm#1_1